Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Voxan, naissance d'une moto française - Le Voxan Club de France

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39/ Le Voxan Club de France

Il est impossible de parler de la marque française sans évoquer le Voxan Club de France.

Ce dernier a été créé, dans la douleur, en novembre 2001, alors que Voxan était placé en redressement judiciaire et était au plus mal.

Il y avait d’abord eu un grand mouvement de solidarité des motards qui s’étaient manifestés le 3 novembre à Issoire.

Pour ma part, j’ai rejoint cette association en 2005 … et je ne le regrette pas. J’y ai trouvé des hommes et des femmes passionnés, qui, chaque jour, font le maximum pour que notre petite marque rayonne sur le territoire français.

Ce week-end, les 17 et 18 octobre 2009, je me suis rendu, pour la première fois, à l’anniversaire du club, qui s’est déroulé dans le Puy de Dôme, à Saint Amand Roche Savine.

L’atmosphère était à la fête, après les deux victoires au dernier Moto Tour dans les catégories IRC ( Thierry Sol sur Voxan VX 10) et Promotion (Emmanuel Arnould sur Voxan Café Racer).

Voxan Café racer1er classement promotion Moto Tour 2009

Voxan Café racer1er classement promotion Moto Tour 2009
Voxan Café racer1er classement promotion Moto Tour 2009
Voxan VX 10 1er classement IRC Moto Tour 2009
Voxan VX 10 1er classement IRC Moto Tour 2009
Voxan VX 10 1er classement IRC Moto Tour 2009




Cerise sur le gâteau, dans la cour de l’usine Voxan, à Issoire, la nouvelle Voxan en chair et en os, nous attendait. J’étais ému, et je suis sûr que je n’étais pas le seul. Alors que la marque a été placée en redressement judiciaire quelques semaines avant, elle a réussi à terminer cette fameuse VX10 que je continue volontiers à appeler Néfertiti, son nom de baptême beaucoup plus évocateur.
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10
Voxan VX 10





Elles ( car il y en avait plusieurs) étaient là, dans leur livrée jaune, bleue, verte, grise et blanche. Compactes, avec ces phares superposés qui lui donnent une identité. Je me suis assis dessus, je m’y suis senti bien de suite, avec les genoux qui s’encastrent dans le réservoir, ce dernier, vu de dessus, paraît massif, et participe à cette esthétique « râblée » qui va vient bien à cette moto. Le tableau de bord est simple, moderne. Bref, j’ai aimé.

Jivaro, le concessionnaire du coin, avait un modèle d’essai, mais il y avait trop de candidats et je me suis contenté de recueillir leurs impressions alors qu’ils revenaient, le sourire aux lèvres, après quelques kilomètres parcourus. « Une moto que tu as l’impression d’avoir toujours conduite après un kilomètre », m’a dit l’un des heureux élus. « Un beau bruit » a rajouté un autre. « Une moto facile » a conclu un dernier.

Voxan VX 10
Voxan VX 10

Au delà de ses qualités, le principal, pour moi, est que cette moto, enfin, existe. J’imagine aisément les difficultés rencontrées par la petite équipe de Voxan pour arriver à finaliser ce produit et la vision de ces motos, sous le timide soleil de ce samedi 17 octobre 2009, m’a rempli de joie.
Et, à voir les mines réjouies de tous les motards présents qui s’installaient sur la nouvelle Voxan, le plaisir était partagé.

La journée avait bien commencé, elle se poursuivra sur le même rythme avec, d’abord, un sympathique buffet chez le concessionnaire Jivaro, dans son atelier perdu au milieu de la campagne auvergnate.
L’établissement était loin de ressembler à ce que l’on peut imaginer quand on utilise le mot concession, mais l’important, l’essentiel même est la compétence unanimement reconnue par les fidèles clients de ce sympathique Daniel.

Jivaro concessionnaireVoxan
Chez Jivaro, concessionnaire Voxan
Chez Jivaro, concessionnaire Voxan

En fait, quand on devient membre de ce club, on réalise très vite que l’on rentre dans une famille. Le forum en est l’expression, avec ses coups de gueule, ses déclarations enflammées, l’investissement de certains et certaines, la solidarité omniprésente.
Ainsi, il y a deux ans, un des membres s’était retrouvé avec une moto en mauvais état suite au comportement peu scrupuleux d’un concessionnaire. Très vite, cette pauvre moto a été prise en charge par un membre qui a fait un état des lieux peu réjouissant de la situation, et s’est investi dans la remise en état de la moto. L’an dernier, un Voxaniste parti rouler en Amérique du Sud, a rencontré un problème, l’a exposé dans le forum et a reçu dans la foulée des réponses techniques lui permettant de réparer.

Ils sont tellement sympas, ces Voxanistes qu’il ne leur jamais venu à l’idée de me reprocher de rouler sur une moto japonaise. Non, ils se contentent de décrire le plaisir qu’ils ont à rouler au guidon de cette moto française. J’aime cette passion qui transpire à chacune de leurs paroles ; ils n’ont pas acheté leur moto en pensant « Est-ce que l’entreprise ne va pas disparaître dans les mois qui suivent ? », mais tout simplement parce que, après l’avoir essayée, ils l’ont aimée. Et, vu le bonheur qui est le leur au guidon de leur gros V-twin, ils sont dans le vrai, d’autant que Voxan est toujours là, surmontant les nombreuses difficultés, à une époque où même les gros constructeurs japonais ont du mal dans cette période de crise, alors que Harley Davidson laisse tomber Buell et MV Agusta.

Voxan Café Racer
Voxan Roadster
Voxan Charade
Voxan Black Magic
Voxan Café Racer
Voxan Café Racer
Voxan Street Scrambler
Voxan Café Racer
Voxan Black Magic
Voxan Black Magic
Voxan Charade
Voxan Café Racer
Voxan
Voxan
Voxan Café Racer
Voxan Café Racer
Voxan Black Classic





La belle journée s’est poursuivie avec la visite de l’usine, à Peschadoires, où est en train de naître, là aussi dans la difficulté, une autre moto française, la Gima.

Eh début d’année, un excellent article de la revue Vadimof m’avait beaucoup appris sur l’aventure de Monsieur Hilario Gonzalez qui a décidé de faire revivre cette petite marque française. Le personnage m’avait touché et j’étais heureux de pouvoir visiter son usine.

En fait, il a décidé de reproduire, quasiment à l’identique, une petite 125. Dans son établissement, nous avons pu admirer la qualité des pièces fabriquées.
Gima 125

 

Gima 125


Gima 125
Gima 125 réservoirs en attente






Taillées dans la masse, c’était un émerveillement de détailler tous ces composants qui donneront naissance à cette moto. Il lui a fallu une sacrée dose de courage pour se lancer dans ce projet un peu fou, mais le résultat est à la hauteur du travail réalisé.
Le prix de vente de la moto (5000 euros) est très faible compte tenu de la production quasi artisanale de pièces de grande qualité et Monsieur Gonzalez a reconnu que le coût de revient total était de 15 000 euros et qu’il devrait rentabiliser l’opération avec la vente des pièces aux collectionneurs. Car la très bonne idée est la reproduction des pièces de ce vieux moteur AMC qui équipait, à l’époque, de très nombreuses marques de motos.

Le piston qu’il nous a présenté est l’illustration d’un choix de production aux antipodes de ce qui se passe actuellement dans l’industrie. Il avait deux modèles dans la main, un fabriqué en Chine et un sur place. Le premier lui revient à 1,50 euros, le deuxième à 120 euros ! Et, il a reconnu que le piston chinois n’était pas de mauvaise qualité ; son doute venait plutôt des conditions de travail de ceux qui, à l’autre bout de la planète, produisent ces pièces. J’ai aimé cette éthique, mot à la mode trop souvent employé à tort mais qui, dans le cas présent, définit bien le personnage.

Dans un coin de l'atelier, il y avait un moteur AMC de 250 cm3 qui va servir de base à un nouveau projet.

Cela fait chaud au cœur de rencontrer, dans notre monde moderne souvent impitoyable, parfois inhumain, des gens comme Monsieur Gonzalez.

La visite de son usine a été un vrai moment de bonheur.

Chapeau bas, Monsieur Gonzalez .