Honneur à ceux qui sont à l'origine du développement de la moto à partir des années 70. Les constructeurs japonais commencent à être malmenés mais j'ai senti qu'ils n'allaient pas rendre les armes sans résister.
Pour commencer, la marque chère à mon coeur vu que je n'ai possédé que des Honda depuis mes débuts à moto. Cette année, le premier constructeur mondial a fait preuve d'inventivité. Sa réputation de grand motoriste a reçu confirmation avec son moteur V3 muni d'un compresseur électrique. Déjà présentée l'an dernier, cette motorisation équipe cette année un roadster à la décoration spéciale destinée à cacher les formes de la moto. On en sait encore très peu, sauf que c'est un 900 cm3 avec les performances d'une 1200 cm3. Même si ce n'est pas le genre de moto que je recherche, l'affirmation de Honda dans le domaine de la haute technologie ne peut que réjouir le passionné que je suis. Hâte de voir ce que va donner ce compresseur électrique!



Plus intéressant pour moi car plus proche de mes attentes, c'est l'arrivée de l'embrayage électronique E-Clutch. Il a équipé dans un premier temps la Honda CBR 650 et son essai m'avait convaincu de la pertinence d'une telle technologie. C'est donc avec impatience que je l'attendais sur la Transalp 750 pour laquelle la boîte DCT n'avait pas été retenue. C'est donc pour le millésime 2026 que cet embrayage pourra désormais équiper la Transalp mais aussi la Hornet 750 et, encore plus intéressant pour moi, la NX 500 et ses deux soeurs routières CBF et CBR. Je n'ai plus qu'à poser dès à présent ma candidature pour l'essai de la future NX 500 E-Clutch que va recevoir mon concessionnaire...










Autre bonne surprise, la présence du moteur de la Hornet 1000 sur deux nouveautés. Tout d'abord, un modèle s'inspirant de la célèbre Honda 900 Bol d'or de 1979. L'inspiration est indéniable et le résultat est très réussi.





Il y a aussi la CB 1000 GT qui promet plus de polyvalence et de confort que la Hornet (réservoir avec 3 litres de plus, suspensions électroniques Showa EERA, tête de fourche pour la protection, sacoches, poignées chauffantes, béquille centrale, régulateur de vitesse ...). La moto est très agréable à regarder. Et j'ai aussi apprécié sa position de conduite en m'installant dessus.







La moto électrique et moi, cela fait deux! Pas du tout adapté à un gros rouleur, je l'estime particulièrement à sa place pour les déplacements urbains et pour les randonnées tout-terrain. La première moto électrique de Honda est présente, à coté des deux scooters électriques eux aussi. Esthétiquement, je la trouve plutôt réussie et avec une finition digne du premier constructeur mondial. J'aimerais un jour prochain prendre le guidon d'une moto électrique et vérifier ce que donne mon pilotage particulièrement économe avec une telle motorisation.



Mais la moto de la gamme qui m'a le plus séduit, c'est l'attachant Super Cub au charme fou.

Je m'arrête un instant devant la NCX 750, la moto la plus intelligente du marché pour moi. Et je considère son moteur comme le meilleur de la production motocycliste. Je l'adore entre son bruit sourd et harmonieux, son couple énorme, ses régimes de fonctionnement très bas, sa consommation de moineau sans oublier sa boîte DCT proche de la perfection. Quel dommage que Honda ait diminué les débattements des suspensions depuis 2021...

Poursuivons notre balade chez Honda:
La GB 350 revisitée


La moto de rallye:
Modèle d'usine

Modèle compé client

La Honda de trial

Une moto de flat track avec cadre tout carbone


Je passe ensuite chez Kawasaki car je sais y trouver une moto correspondant à mes attentes. L'an dernier, le constructeur japonais avait annoncé la couleur en montrant juste une fourche à grand débattement et une roue de 21 pouces dépassant d'une caisse. Aujourd'hui, la moto définitive est présente et elle est séduisante. Je suis adepte de ces moyennes cylindrées au gabarit mesuré et permettant malgré tout de parcourir les routes, ma moto en est la preuve.
Je suis d'ailleurs heureux de voir que les trails de moyenne cylindrée sont en plein développement. Je me suis senti bien installé dessus, hormis au niveau de la selle "confort" d'une dureté impressionnante! Autour de moi, j'ai entendu les critiques d'un journaliste qui faisait l'article sur la moto. "Pot d'échappement bas, garde au sol faible, la moto risque de montrer ses limites en tout-terrain".
C'est sûrement vrai mais, dans la réalité, combien de propriétaires de trails effectuent véritablement du tout-terrain? Assurément très très peu si je me réfère aux discussions que j'ai régulièrement avec les motards de rencontre. La plupart, comme moi, apprécient la polyvalence des trails, leur possibilité à emprunter la piste roulante parfois, les qualités dont ils font preuve sur les petites routes bosselées. Pour résumer, le tout-terrain avec un trail, on le voit beaucoup sur les photos ou les films des magazines ou des constructeurs eux-mêmes, car cela fait rêver, mais le quotidien du motard est très souvent bien loin de cet étalage de boue, obstacles, sable et ornières...
Cette Kawasaki respire la simplicité. Prix très compétitif de 6549 euros.
Une chose est sure, j'ai très envie d'essayer cette séduisante petite Kawasaki!














Chez Suzuki, une bonne surprise m'attend. C'est la SV 7-GX. Derrière ce nom manquant un peu de poésie, il y a une moto équivalente à la Tracer 7 du concurrent Yamaha. Une sorte de routière surélevée, un trail très routier. Ce qui est étonnant, c'est la base ayant servi à l'élaboration de cette moto.
Au lieu de partir du moteur de la V-Strom 800, c'est le V-twin de la 650 qui a été choisi, mais aussi le cadre de la SV 650. Le moteur a juste été équipé d'un accélérateur électronique peut-être pour parvenir à respecter les normes Euro 5+. A coté de moi, un journaliste semble un peu sceptique devant l'utilisation de cette mécanique bien amortie (arrivée en 2003). Personnellement, la démarche me plaît d'autant que ce V-twin est particulièrement réussi; nul besoin de plus que ces 73 chevaux bien suffisants.
Je l'avais particulièrement apprécié lors de l'essai de la V-Strom 650 en 2017 et un week-end passé en compagnie de la Gladius 650 en 2009 m'avait également séduit. Quand on connaît la sobriété et la robustesse de ce moteur, on ne peut qu'applaudir. Tout le monde n'est pas demandeur de toujours plus de puissance et d'explosivité.
Encore une moto dans la liste de celles que j'ai envie d'essayer...






Il y a aussi la V-Strom 800, sûrement pas la plus belle des motos, mais bigrement efficace et agréable.

Les GSX 8 T et TT sont très réussies esthétiquement et sont équipées d'un excellent moteur









Chez Yamaha, à part la Ténéré World Raid plus destinée aux (grands!) adeptes du tout-terrain, pas grand chose à se mettre sous la dent hormis une petite 125 trail.
Personnellement, comme l'an dernier, c'est un stand où je n'ai pas envie de m'attarder. Serait-ce sa disposition qui me fait cet effet? Pourtant, il est bien rempli aussi bien en motos qu'en visiteurs.





La sympathique 125 WR


La petite MT 03



La Ténéré 700, et sa version World Raid



Et une petite sportive pour terminer chez Yamaha

