Sortie de mon premier roman : L’araignée et les volets de bois

Yamaha 1000 TR1: le V-twin à la sauce japonaise

Voilà un essai hors normes que nous a réservé Moto journal en juillet 1981.

 

 

A la base, il s'agissait d'essayer la nouvelle Yamaha 1000 TR1. La firme aux diapasons avait décidé d'aller sur le terrain  des italiennes en présentant un gros V-twin.

Cela faisait bientôt un an que j'étais entré dans le monde des motards en chevauchant, non sans fierté, mon petit mono. D'ailleurs, ce dernier était sur le point de partir pour son premier grand voyage, trois semaines plus tard.

Je commençais donc à avoir une idée de ma future moto idéale. Le V-twin me séduisait, et l'approche de Yamaha qui voulait en faire une routière, loin des motos de caractère italiennes, recueillait mon assentiment.

L'article était rédigé par Alain Gillot,un journaliste qui m' a marqué lors de son passage à Moto Journal. J'aimais sa prose, ses essais où l'atmosphère, les anecdotes, les histoires parallèles avaient autant d'importance que la moto elle même. J'ai cru également comprendre que le bonhomme avait un sacré caractère, et c'est peut-être pour cela qu'il n'est pas resté longtemps au journal.

Fidèle à sa réputation, il  rédigea cet article dans lequel le lecteur suivait, pas à pas, les interrogations des essayeurs qui tentaient de décrypter cette nouvelle Yamaha. Et le doute gagnait du terrain, au fur et à mesure que la moto passait entre les mains de la rédaction.

Ils iront jusqu'à comparer la Yamaha avec celle d'un concessionnaire de Cahors qui, contrairement à eux, louait son efficacité. J'avais aimé cet essai si vivant, qui montrait le journaliste sous un autre jour, avec ses envies, ses doutes, sa soif de rouler. En tout, 10 000 kilomètres pour faire le point sur la machine, ce n'est pas rien!

Après tous ces allers et retours sur les routes de France, on sentait quand même poindre une certaine déception. Moto Journal attendait mieux de ce constructeur dynamique qui avait conçu la fameuse XT 500 et la RDLC 350. 

Le bilan était que ce n'était pas au final, une mauvaise moto mais qu'elle ne déchaînait pas les passions. 

Moi, aussi, à travers cet essai, je ressentais comme un certain désappointement car j'attendais beaucoup de cette nouvelle moto.

Et le faible succès commercial montra que, cette fois-ci, Yamaha n'avait pas fait mouche.

 

 

Il y avait un détail qui n'en était pas un pour moi, c'était ce carter de chaîne étanche. J'en avais un sur ma petite Honda 125 CG et je goûtais au quotidien cet équipement qui protégeait si bien la chaîne. Cette dernière, pourtant bine légère, ne sera changée qu'après 50 000 kilomètres et deux virées dans le Maghreb. En l'installant sur une grosse cylindrée, je voyais là une alternative au cardan, plus lourd, plus cher et qui consommait de la puissance.

Trente ans après, je suis étonné que cette solution n'ait pas été plus exploitée, à croire que les constructeurs voient d'un bon oeil le changement régulier de la chaîne, source de revenus.

Alors que, chez les fabricants d'accessoires, se développent des équipements plus ou  moins utiles, aucun n'a essayé de développer un tel produit . Pourtant, je suis persuadé qu'un carter, bien étudié, esthétique, et adaptable, aurait sa place.  

 

 

 

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 Moto Journal 9 juillet 1981

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981

 

Moto Journal 9 juillet 1981